Le mois d’août, un mois de célébration de la Terre-Mère

Pour les peuples des Andes (et pour de nombreux autres peuples originels), le mois d’août est un mois de célébration de la Terre-Mère : un mois pour l’honorer et lui exprimer notre gratitude.

Ces peuples ont toujours été en connexion intime avec la Pachamama (Terre-Mère en aymara), avec ses gardiens, avec le monde invisible qui nous entoure. Ils ont conscience que la Terre est un esprit vivant, un être avec lequel nous pouvons parler, communiquer.

Elle est notre mère à tous : c’est elle qui nous « prête » notre corps, ce corps qui nous permet de voir la beauté du monde, de sentir l’odeur d’une rose, d’entendre un chant d’oiseau, de recevoir une caresse.

C’est elle encore qui nous permet de vivre cette expérience terrestre, qui nous fournit nos aliments, notre foyer, qui nous réchauffe. La Terre-Mère nous donne tout ce dont nous avons besoin. Nous sommes ses enfants ; elle nous aime de son amour inconditionnel.

Pour ma part, le chemin que j’ai parcouru avec l’Amawtisme (sagesse ancestrale issue de Tiwanaku et du lac Titicaca dans les Andes) m’a permis d’établir cette connexion avec elle, de ressentir son amour, son soutien. Lorsque nous établissons avec elle ce contact intime, elle nous accueille, nous protège, et nous accompagne sur notre chemin.

Durant ce mois d’août, qui se situe au cœur de l’hiver dans l’hémisphère sud, la terre n’est pas travaillée. Elle est au repos, il n’y a pas de semences ni de récoltes.

C’est un mois de réciprocité, un mois pour prendre soin d’elle, pour l’honorer, la remercier, la célébrer. Lui rendre ce que nous avons reçu d’elle tout au long de l’année.

Plus proche de nous, le 15 août marque aussi la fête de la Vierge dans le monde chrétien, qui représente la Terre-Mère pour de nombreux peuples.

Ce mois d’août est donc une invitation, pour tous les fils et filles de la Terre, où que nous soyons, à lui exprimer notre amour et notre reconnaissance, depuis notre cœur.

Dès le 1er août, puis tout au long de ce mois d’août, nous pouvons aller à sa rencontre.  Nous pouvons chercher un endroit tranquille, que ce soit dans notre jardin, dans une forêt, au bord d’une rivière, d’un lac, dans la montagne, et entrer en communion avec elle, méditer, lui parler, lui exprimer notre joie, notre gratitude, chanter pour elle.

Nous pouvons, comme les peuples andins, réaliser une offrande, afin de lui rendre de façon symbolique ce qu’elle nous a donné, et de lui exprimer ainsi notre amour et notre gratitude.

Nous pouvons réaliser cette offrande de la manière dont nous le sentons, depuis notre cœur, le plus important étant de la réaliser à partir de l’amour que nous ressentons pour elle.

Dans les Andes, l’offrande spécifique qui se réalise à cette occasion, s’appelle la « Wajta » (mot aymara signifiant « Ce que nous pouvons donner »).

Nous pouvons par exemple fabriquer un petit pot en argile, que nous allons remplir avec ce que nous souhaitons offrir à la Pachamama : graines, fleurs, fruits, miel, sucre, encens, quartz… Nous pouvons réaliser cette offrande avant de manger nous-mêmes : nous préparons alors un délicieux repas, et en disposons une part dans ce pot pour la Terre-Mère. Ensuite, nous pouvons couvrir ce récipient, le charger de notre intention d’amour et de gratitude, ouvrir la bouche de la Terre-Mère en creusant un trou dans le sol, et lui remettre notre offrande.

Nous pouvons ensuite, si nous le souhaitons, « challar », c’est-à-dire lui offrir un peu d’eau ou d’alcool (vin, bière, alcool de sucre de canne par exemple) en signe de reconnaissance, puis chanter ou danser avec elle.

Cette offrande peut se réaliser en famille, en communauté, ou bien seul.

Egalement, tout au long de ce mois d’août, les sages des Andes nous invitent à nous poser, à prendre un temps de réflexion pour penser à tout ce que nous avons reçu de la terre lors de cette année, et à nous poser les questions suivantes :

Que représente pour nous la Terre-Mère ?

Comment prenons-nous soin d’elle ?

Comment prenons-nous soin de nous-même (qui sommes des extensions de la Terre-Mère) ?

Comment entrons-nous en relation avec elle ?

Quel est notre engagement envers elle, au niveau individuel ?

Ce mois peut être un mois lors duquel nous renouvelons notre engagement envers elle.

Que voulons-nous vivre cette année, en relation avec la Terre-Mère ? De quelle manière pouvons-nous la traiter avec amour ?

De quelle manière pouvons-nous nous mettre à son service ?

Et toi, as-tu déjà célébré la Terre-Mère ? Aurais-tu envie de le faire ce mois-ci ? De quelle manière ? Je serais ravie de te lire dans les commentaires !

Pachamama Terre-Mère

Le terme « Pachamama » vient de l’Aymara (langue amérindienne parlée à la frontière entre la Bolivie, le Pérou et le Chili.). Il ne s’agit pas seulement d’un terme pour désigner la planète, sa signification est beaucoup plus profonde. Il englobe en effet toute une cosmovision : une façon de vivre en harmonie, en conscience, en relation avec l’esprit de la planète, avec la Grande Mère et avec tout ce qui existe à sa surface.

Il est important de mentionner que beaucoup des concepts et des explications qui nous permettront de comprendre notre chemin, nous viennent de la sagesse ancestrale des Andes, sagesse qui a été transmise de génération en génération, pour arriver jusqu’à nous, grâce aux sages que nous appelons « Amawtas ».

Ils nous enseignent que la Pachamama n’est pas seulement un nom de plus donné à notre Terre-Mère, un nom sacré détenant un symbolisme profond.

Pachamama est une façon de nommer l’être spirituel et essentiel de notre belle planète qui est constituée d’énergie. C’est en effet de là que provient son nom.

Pa, vient de Paya, qui représente non seulement le chiffre 2, mais aussi la Dualité, l’unité qui se reflète elle-même.

Cha, vient de Chama, qui signifie ENERGIE DE VIE. Elle ressemble beaucoup au « Chi » ou au « Qi » des sagesses orientales. Elle fait référence à l’énergie subtile, au souffle de vie qui est présent en tout ce qui existe, à l’énergie qui unit toutes les choses de l’esprit avec la matière. C’est l’esprit qui unit tout, le visible, l’invisible, les pierres, les étoiles, les rivières etc…

« PACHA », est ainsi tout ce qui existe dans la multidimensionnalité, dans ses deux expressions : TEMPS et ESPACE.

« PACHA » est tout ce qui existe dans le temps et dans l’espace, c’est la « totalité » pleine de vie dans les différents plans, visibles et invisibles, c’est tout ce qui nous entoure, c’est le cosmos.

« PACHA » est aussi l’expression de la dualité qui donne vie à tout ce qui existe sur notre planète : c’est Pacha-mama (mère) et Pacha-tata (père). Elle possède en elle-même une énergie féminine et masculine. Les Amawtas (sages des Andes) disent qu’elle forme un couple. Elle est à la fois MÈRE-CO-CRÉATRICE- CRÉATRICE DE VIE. C’est pour cette raison que nous parlons de la Pachamama comme un être féminin et duel.

Représentation de la Pachamama – Tiwanaku Bolivie

Par conséquent, nous pouvons nous référer autant à Pachamama qu’à Pachatata, puisque notre planète est Mère et Père, c’est la dualité énergétique et matérielle qui nous soutient.

De nos jours, nous connaissons davantage le côté féminin de la Pachamama, il est nécessaire de le reconnaître et de revenir à lui, étant donné que pendant longtemps, trop longtemps, nous avons oublié cette connexion que les peuples ayant conservé leur sagesse ancestrale maintiennent.

La Pachamama, dans son aspect féminin, nous nourrit et nous transmet constamment la vie, chaque jour est un cadeau, pour lequel nous devons remercier, car nous avons tout ce dont nous avons besoin pour être ici, accomplissant nos missions sacrées. Dans son aspect masculin, la Pachamama nous enseigne, nous éduque, nous aide à équilibrer et guérir notre énergie.

(Ecole de Sagesse Amawtique Féminine)

Il est temps, en ce Warmi Pachakuti, de revenir à elle, de nous reconnecter à son énergie, qui nous permet de trouver l’équilibre, qui nous guérit. Il est temps de nous rappeler que c’est pour cette raison que nous sommes ici.

En tant que Femme, médecine de la terre, nous devons nous engager à rétablir cette sagesse, afin que notre relation avec la Terre-Mère soit profonde, consciente et en plénitude.

De nos jours, nous sommes nombreux à ressentir l’appel de nous reconnecter à son coeur, depuis tous les endroits de la planète, y compris les gouvernements. C’est la période que les anciens nous ont annoncée. C’est la période que nous avons tant attendue.

Tu connais d’autres façons de nommer la Terre-Mère ? Tu as ressenti son appel ? Qu’est ce que cela signifie pour toi ?

« Grande-Mère Sacrée, nous sommes ici, tes filles et fils, pour t’écouter, pour te guérir et suivre le chemin de ton coeur ».

Jallalla !!

Auteur : Warawara – Wilumi (Prêtresse de la Terre-Mère), traduit par Elodie Concha Drevet

Article original : https://mujermedicinadelatierra.com/2013/10/26/pachamama-madre-tierra/

Le chemin de la femme sacrée

Il y a très longtemps, les « Amawtas », sages des Andes, ont annoncé qu’une nouvelle ère arriverait, un nouveau « Pachakuti », une période sacrée lors de laquelle tout changerait. Ce qu’ils ne nous avaient pas dit alors, c’est que ce « Pachakuti », ce changement cyclique de temps, serait féminin.

Dans la période que nous vivons actuellement, le réveil du féminin s’est accentué. Quelque chose à l’intérieur de nous nous appelle, nous guide, nous aide à comprendre que nous faisons partie d’un tout beaucoup plus grand. Cette lumière presque invisible située entre nos yeux s’appelle le « ñawi », l’œil sacré qui peut voir l’invisible en nous-mêmes.

Un chemin de guérison

Lorsque nous nous aimons nous-mêmes, lorsque notre amour s’élève, alors l’amour en lui-même grandit, se multiplie, se magnifie. C’est alors que nous commençons à guérir, et la guérison fait partie de ce chemin.

Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à l’adolescente, à celle qui a commencé à jouer avec la sexualité, avec les limites, les interdits, à enfreindre les règles et à entrer dans des jugements, à être domestiquée. Nous pouvons alors l’aider à comprendre et à chercher une solution efficace.

Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à notre essence guérisseuse. Alors, petit à petit, nous pouvons regarder avec du recul chaque étape de notre vie afin de la nettoyer et d’en recueillir ces cadeaux que l’expérience convertit en sagesse.

Guérir à partir de l’amour nous permet de nous rapprocher de la petite fille qui vit en nous, de la reconnaître et de l’aider à exprimer toutes ses peurs, ses colères, ses rancoeurs, sa souffrance, ainsi que ses rêves, toujours à partir de l’amour.

Le réveil de la Femme Sacrée

La femme sacrée s’éveille, comme une fleur qui se réveille en hiver. Alors, elle reconnaît le temple qu’est son propre corps. Chaque morceau de peau est sacré, chaque cellule, chaque goutte de sang est sacrée. Elle se reconnaît fille des éléments : le feu, le vent, l’eau et la terre sont en elle, elle les ressent et les aime. Elle aime son corps, elle l’accepte, elle l’honore. Elle ne le voit plus à travers ces yeux qui le jugent, elle le voit maintenant avec les yeux du cœur. Elle réveille l’amour pour chaque partie d’elle-même, et cela fait grandir son amour. Elle est la gardienne d’un temple sacré, son corps est le sacré qui la contient.

(Extrait du livre « Wilumi » (« Prêtresse » en aymara) – Neila Marquina)

Lorsque la femme sacrée s’est éveillée, elle cherche alors à s’honorer elle-même à travers son corps, à honorer ses émotions, ses rêves, elle fait davantage attention à elle, elle s’écoute, elle entre dans son ressenti, elle écoute son intuition, ainsi que les messages qu’elle peut désormais percevoir au fur et à mesure qu’elle avance, que ce soit en sortant du métro ou sur le chemin du travail.

Elle commence à comprendre le langage de l’univers, ce langage invisible qui la reconnaît, parce qu’elle s’est reconnue elle-même. Cette reconnaissance lui permet de voir, d’ouvrir encore plus le ñawi – la vision, cet œil qui permet de voir l’invisible.

Les êtres qui l’entourent ne sont plus seulement des êtres humains qui sont là par hasard. L’amour que contient sa magie s’étend, et lui permet de les aimer profondément, d’aimer la magie qui habite en eux, d’aimer leur mystère. Leurs doutes, leurs craintes, éveillent en elle l’amour, la compassion, cette compassion saine qui permet de comprendre l’autre, de se mettre à sa place, car elle reconnaît en l’autre son frère ou sa sœur, non par le sang, mais parce que comme elle, c’est un être de lumière dans un corps humain.


Alors, les yeux de la femme sacrée se mettent à briller, et dégagent cette beauté mystérieuse que seuls ceux qui se sont éveillés peuvent reconnaître. Et c’est là, à cet instant, qu’elle cesse d’être seule… et fait partie du sacré de l’univers.

Auteur : Warawara Neila Marquina, traduit par Elodie Concha Drevet

Article original : https://mujermedicinadelatierra.com/2014/01/10/el-camino-de-la-mujer-sagrada/

Vivre notre spiritualité au quotidien

Dans nos sociétés occidentales, nous avons souvent bien peu de temps pour nous connecter à nous-mêmes : nos agendas sont remplis, nos vies sont organisées, planifiées, de rendez-vous en rendez-vous, d’activité en activité. Nous courons du matin au soir, et ne prenons pas le temps de nous écouter, d’écouter notre intériorité, de nous relier à la nature et au monde qui nous entoure.

Pour moi, les sagesses ancestrales ne sont pas seulement des havres de paix que je m’accorde lors d’un stage, en-dehors du temps, pour retomber ensuite dans le tourbillon de la vie. Elles font désormais partie de mon quotidien, à travers les pratiques qui m’ont été transmises. Ce sont de petits moments que je m’accorde chaque jour pour revenir à moi, pour me connecter à la Pachamama (Terre-Mère), à Tata Inti (Grand-Père Soleil), aux éléments sacrés, à mon essence.

Je te partage ici quelques-unes de ces pratiques, en espérant qu’elles puissent t’inspirer !

Prendre un temps pour soi au réveil

Chaque matin, je me lève alors que la maison est encore silencieuse, afin de prendre un petit temps pour moi au réveil, avant de démarrer la journée.

Selon les jours, je peux danser, méditer, faire des étirement, du yoga, un auto-massage, etc. Je peux y consacrer un long moment, si j’en ai le temps, ou juste quelques minutes si cela n’est pas le cas.

L’essentiel étant de faire quelque chose qui nous fait du bien, qui nous fait plaisir, afin d’élever nos vibrations et de démarrer la journée en douceur.

Pour ma part, ce petit moment me permet de me sentir nourrie ; je me sens plus à même de donner ensuite, lorsque les enfants se lèvent. Et même si la journée derrière est bien remplie, le fait d’avoir pris ce temps me permet de l’appréhender de manière beaucoup plus sereine et détendue.

Saluer le soleil

De nombreuses traditions réalisent cette pratique, chacune à leur manière.

Pour ma part, je suis engagée sur le chemin de la sagesse ancestrale amawtique (tradition andine issue de Tiwanaku près du lac Titicaca en Bolivie, que je te présenterai dans un prochain article), c’est donc à travers des postures corporelles qui m’ont été transmises par Warawara Neila Marquina, qui me guide sur ce chemin, que je reçois presque chaque matin les premiers rayons du soleil.

Lorsque j’ai commencé à réaliser cette pratique de manière régulière il y a un peu plus d’un an, j’ai très vite senti une nouvelle connexion s’établir avec Tata Inti (Grand-Père Soleil en aymara). Sentir ses rayons caresser ma peau me remplit chaque matin de lumière.

Cette pratique active notre chakra solaire et par là même, notre énergie masculine, la réalisation de nos rêves et de nos projets.

Si tu as envie d’essayer, tu peux le faire simplement : cherche un lieu dans la nature dans lequel tu pourras recevoir directement les premiers rayons du soleil, mets-toi pieds nus si cela est possible afin d’être directement en contact avec la Terre-Mère, et lève tes mains vers le soleil, en dirigeant tes paumes vers lui. Garde le silence, centre-toi sur ta respiration, et observe comment la lumière du soleil inonde tout ton corps et illumine tout ce qui t’entoure.

Je te conseille de réaliser cette pratique plusieurs jours de suite afin d’en ressentir les effets (7 au minimum, 21 si cela est possible !).

Si tu ne peux pas le faire au lever du soleil, tu peux également prendre un petit moment, dans la journée, pour le saluer, ou encore le soir juste avant qu’il ne disparaisse !

Pour moi, ce moment est devenu un acte essentiel à mon bien-être, que je réalise le plus souvent possible ; une façon de me connecter à la magie de la vie dès le réveil, de commencer ma journée en connexion avec la nature et les éléments.

Cultiver la gratitude

Cultiver la gratitude est une pratique très simple mais très puissante, qui élève notre taux vibratoire et nous permet, en portant notre attention sur ce qui va bien, de le faire grandir.

Chaque matin, avant de me lever, je prends un temps pour remercier la vie de cette nouvelle journée qui démarre, je remercie mon corps de me permettre de vivre cette journée. Je remercie pour toutes les bénédictions à venir. Tout au long de la journée, je prends le temps d’apprécier les « petits bonheurs » de la vie : un câlin de mes enfants, une douche chaude, les rayons du soleil sur ma peau, une odeur agréable, un bon repas… Chaque soir, je remercie pour la journée qui s’est écoulée.

Souvent, je prends un petit temps face à mon autel, je me place dans mon coeur, et je remercie la vie pour tout ce qui me vient : pour ma santé, celle des êtres qui me sont chers, pour les personnes qui m’entourent, pour ces 2 merveilleux petits êtres qui mettent tant de joie dans la maison, pour la maison qui m’abrite, les aliments qui me nourrissent, pour toutes ces personnes que j’ai rencontrées tout au long de ma vie qui me permettent d’être là où je suis aujourd’hui, etc.

La gratitude élève notre vibration et ouvre notre coeur. Pour ma part, elle me permet de retrouver la paix dans les moments où les nuages cachent mon soleil intérieur !

Honorer les aliments

Lorsque nous remercions et honorons les aliments, nous nous connectons non seulement à l’abondance de la Terre-Mère, qui nous nourrit, mais également aux éléments qui ont rendu possible la croissance des fruits et légumes que nous mangeons : la terre, le soleil, l’eau, le vent. Nous nous connectons aux animaux qui ont aéré le sol, pollinisé les fleurs, fertilisé la terre… Nous réalisons ainsi que nous faisons partie d’une grande communauté planétaire, que nous ne sommes pas seuls, que nous formons partie d’un Tout.

C’est toute cette grande communauté qui soutient la vie sur Terre que nous honorons par cette pratique !

De plus, nous activons la part énergétique des aliments, afin qu’ils se convertissent en la médecine dont notre corps a besoin.

Pour réaliser cette pratique, place tes mains au-dessus des aliments, paumes tournées vers eux. Tu peux faire une petite prière de remerciement, en pensant à toute cette grande communauté qui a contribué à ce que cet aliment arrive dans ton assiette. Demande que cet aliment soit la médecine dont ton corps a besoin, remercie pour cette abondance, et demande à ce qu’elle se multiplie pour tous les enfants de la Terre-Mère.

Aller dans la nature

La nature nous réconforte, nous ressource, nous guérit, nous équilibre…

Petite fille, j’avais découvert que me placer sous un arbre dans le jardin de mes parents lorsque je me sentais seule ou triste, me permettait de me sentir ensuite remplie d’amour, de force… J’en ressortais apaisée et confiante.

Aujourd’hui, aller marcher dans la forêt, dans la montagne, me promener près d’une rivière est devenu une façon essentielle pour moi de me libérer de mes énergies denses lorsque je les ressens (qui sont une nourriture pour les êtres de la nature), et de me ressourcer. Rien de compliqué à cela : il suffit de marcher pieds nus sur la terre, de mettre nos pieds dans l’eau si nous sommes près d’une rivière, de nous baigner (nus quand cela est possible), de respirer, d’enlacer les arbres, d’écouter le chant des oiseaux…

Célébrer la Pleine Lune

De la même façon que les rayons du soleil activent notre énergie masculine, les rayons de la lune activent notre énergie féminine. Ils sont chargés d’une information que notre corps capte à un niveau sensoriel. Ainsi, recevoir ces rayons nous connecte à nos cycles menstruels, à notre créativité. Il arrive souvent que de nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles opportunités surgissent alors que nous célébrons la Pleine Lune.

Pour ma part, à chaque fois que je célère la Pleine Lune, j’en ressors avec un sentiment de paix, de sérénité, je me sens profondément connectée à la douce et puissante énergie de Mama Phaxsi (Grande Mère Lune).

La Pleine Lune nous aide également à nous libérer de la densité de nos émotions : nous pouvons lui confier nos problèmes, nos préoccupations, afin que son énergie nous nettoie et nous libère.

Les soirs de pleine lune, tu peux ainsi chercher un lieu, dans la nature quand cela est possible, afin de recevoir les rayons de la lune. Tu peux allumer une bougie, préparer un petit autel très simple avec quelques fleurs et éléments importants pour toi. Tu peux lui dédier une prière, faire une offrande à la Terre-Mère.

Et simplement prendre un petit temps de silence, d’écoute, d’observation… Ressentir. Parle avec Grande-Mère lune, confie-lui tes préoccupations, tes peines, et permets que son énergie te nettoie et te libère.

Dans cet article, je t’ai partagé quelques pratiques simples qui m’aident à maintenir mon bien-être et à vivre ma spiritualité au quotidien, à vivre en connexion avec la Terre-Mère, les éléments et l’Univers. Elles peuvent se réaliser seul(e), depuis là où nous sommes. Je réalise parfois plusieurs de ces pratiques dans une même journée, ou seulement une seule selon le temps dont je dispose.

J’espère qu’elles pourront t’inspirer. Si tu as d’autres façons de vivre ta spiritualité au quotidien, je serais ravie de te lire dans les commentaires !

Elodie

Cercles de femmes et sororité

Lors de mon précédent article sur les sagesses ancestrales et le monde moderne, j’ai évoqué le chemin que j’ai parcouru, et parcours encore, avec différents hommes et femmes médecines.

Tout au long de ce chemin, j’ai été entourée de personnes qui étaient elles aussi sur ce chemin de guérison. Pour moi, les cercles de femmes notamment, dans lesquels j’ai pu faire l’expérience de la sororité, ont été de belles expériences, profondément guérissantes et transformatrices.

Au sein de ces cercles, j’ai pu exprimer mes joies, mes peines, mes peurs, mes déceptions, mes colères, mes espoirs ; sentir qu’ils étaient accueillis avec bienveillance. J’ai été vue, écoutée, reconnue, consolée, soutenue, encouragée. J’ai pu célébrer un défi relevé, un pas accompli sur le chemin. Bien souvent, je me suis rendue compte qu’alors que je croyais être la seule à vivre telle difficulté, à ressentir tel sentiment, les autres vivaient la même chose !

Bien sûr, cela n’a pas été toujours facile, car sur ce chemin, nous sommes aussi confrontés à nos ombres, qui nous sont parfois révélées à travers les autres. Je me suis à certains moments comparée ou jugée. J’ai pu ressentir de la jalousie ou de l’envie…

J’ai alors découvert dans ces moments-là, que j’avais le choix : entre m’enfermer dans ces sentiments négatifs, en me jugeant, en me refermant sur moi-même… Ou accueillir ces parts d’ombre qui font partie de moi… car au final, derrière ces sentiments « négatifs » se cache toujours une blessure. Le fait d’écouter ces parts de moi-même que je cherchais en temps normal à cacher, de les accueillir et de les partager en toute authenticité, dans un lieu où elles ont pu être entendues, accueillies, m’a donné l’occasion de les transformer et de les guérir. Grâce au regard bienveillant des autres femmes, j’ai également retrouvé une perception bien plus positive de moi-même… Ces femmes m’ont permis de voir et de reconnaître mes qualités. Je me suis rendue compte que bien souvent, nous sommes les pires juges envers nous-mêmes !!

Lors de rituels, j’ai également vécu des moments qui m’ont permis de me connecter à cette force tellement douce et puissante en même temps, tellement aimante et enveloppante de l’essence féminine. Je me souviens par exemple, lors d’un stage qui était mixte, d’un moment où nous nous sommes retrouvées entre femmes. Les hommes devaient nous retrouver plus tard dans la journée. Nous avons passé du temps à échanger, à créer, à partager, à prendre soin de nous et des autres femmes… A la fin de ce temps, la salle était remplie d’une magnifique énergie féminine. Lorsque les hommes sont rentrés dans la salle où nous étions, ils ont tous ont ressenti cette belle énergie presque palpable. Ils étaient émus et touchés, j’étais pour ma part au bord des larmes de les voir arriver, de percevoir leur sensibilité, de sentir leur émotion… Cela fait partie des moments que je n’oublierai jamais !

Tant de fois lors de ces cercles, mon cœur s’est ouvert, tellement grand que je le sentais déborder d’amour…. pour ces femmes, ces soeurs de coeur tellement belles, tellement fortes et vulnérables à la fois, ces femmes qui me partageaient leur intimité, leurs blessures mais aussi leur courage de se mettre debout et prendre la responsabilité de leur vie afin de guérir leur passé, et pouvoir ainsi créer une vie plus libre, plus proche de leurs aspirations et de qui elles sont vraiment.

Je ressens également tellement de gratitude pour ces femmes qui m’ont guidée, accompagnée, avec tellement d’amour et de patience, de confiance…

Ce sont ces mêmes femmes qui me disent aujourd’hui, que mon tour est venu de transmettre… Qui me poussent et m’encouragent à le faire, malgré mes doutes !

Pour toutes ces raisons, je souhaite aujourd’hui proposer des cercles de femmes, avec l’envie d’offrir à d’autres femmes cet espace bienveillant, accueillant, soutenant, qui a été tellement guérisseur et libérateur pour moi. Un espace dans lequel elles pourront se connecter à leurs émotions, à leurs sentiments, quels qui soient… et les exprimer afin qu’ils soient accueillis. Un espace dans lequel elles pourront se connecter à ce qui vibre au fond d’elles, dans lequel elles pourront mettre en lumière leurs blessures, les croyances limitantes et les schémas qui n’ont plus lieu d’être pour pouvoir les transformer, et ainsi, avec le soutien des autres femmes, exprimer au monde qui elles sont, offrant ainsi à ce monde leur douce puissance féminine dont l’humanité a tant besoin !

Sagesses ancestrales et monde moderne

Emily Hawkes – « S’enivrer de l’instant présent » – https://www.emilyhawkes.fr/

Pour beaucoup, les sagesses ancestrales sont l’évocation lointaine, de quelque chose de mystérieux, d’inaccessible, réservé à des personnes vivant au milieu des bois, en tribu… Il y a l’idée d’un retour en arrière, incompatible avec notre temps et notre monde moderne. L’idée que ce sont des traditions extérieures à notre société, qui ne font pas partie de notre culture.

Pour ma part, le chemin que j’ai parcouru et que je parcours encore aujourd’hui avec les hommes et femmes médecines qui m’accompagnent, a avant tout été un chemin de reconnexion avec moi-même, avec mon essence, ainsi qu’avec la nature et le monde qui m’entoure.

Je pense que chacun de nous naît avec cette connexion, mais que nous la perdons très souvent en grandissant, lorsque nous entrons dans le tourbillon de la vie et que nos agendas deviennent si remplis que nous passons sans cesse d’une activité à l’autre, sans espace pour prendre le temps de nous poser, de ressentir notre intériorité, d’écouter notre intuition, de ressentir ce qui nous anime au fond de nous …

Lorsque j’étais petite, je me souviens que dans les moments où je me sentais triste ou seule, je sortais dans le jardin de mes parents et je me plaçais sous un sapin. Je ne peux pas décrire avec des mots ce qu’il se passait alors… Je me souviens que je ressentais une force d’amour qui me remplissait, qui me donnait confiance et foi en la vie… J’en ressortais avec un profond sentiment de plénitude.

Personne n’a appris à la petite fille que j’étais, que les arbres peuvent nous transmettre force et courage, nous nourrir, nous ressourcer… Cette connexion était là, en moi. Je l’ai découverte par moi-même, au contact de la nature.

Par la suite, j’ai grandi … et j’ai oublié cette connexion aux arbres. Je suis entrée dans le monde du travail, et j’ai mis toute mon énergie à essayer de rentrer dans un système qui ne me correspondait pas, dans lequel je me sentais malheureuse, très loin de mes aspirations et de mes rêves…

Je me souviens que les temps de vacances, pendant lesquels je partais plusieurs jours dans la nature loin de toute civilisation, étaient de véritables moments de joie et de paix. Je me promettais alors de ne plus retomber dans ce tourbillon, de continuer à prendre le temps de me connecter à la nature et à moi-même au retour … Puis j’oubliais très vite ces promesses, une fois de retour dans la « vraie vie ».

Tout au long de ces années, j’ai vécu plusieurs dépressions et burn-out, avec la sensation que cette vie, telle que je la vivais, n’avait pas de sens.

Et puis un jour, 2 lectures ont radicalement changé ma vision de la vie : il s’agissait de La Prophétie des Andes de James Redfield, ainsi que Les 7 plumes de l’aigle de Henri Gougaud. Ces livres m’ont en effet permis de mettre des mots sur ce que je ressentais depuis toujours de manière intuitive, et que j’avais mis de côté : la vie ne se limite pas à nos 5 sens, elle est bien plus vaste que ce que nous pouvons percevoir grâce à eux. Je comprenais à nouveau que le but de cette vie n’est pas seulement de réussir professionnellement et matériellement… mais également de pouvoir découvrir qui nous sommes et pourquoi nous sommes venus sur terre.

Ces 2 livres ont résonné en moi comme un puissant appel intérieur, pour me mettre en route sur mon chemin spirituel, « Le chemin rouge » dans les sociétés ancestrales.

Je me suis alors mise en quête d’hommes et de femmes pouvant m’accompagner sur ce chemin, et j’ai suivi différents enseignements de diverses traditions.

J’ai commencé à travailler sur mes croyances limitantes : à me rendre compte que j’avais créé ma vie à partir d’un système de croyances (transmises par la société, l’école, la famille…) et que si cette vie ne me convenait pas, au lieu de me plaindre en croyant que je n’avais pas le choix, j’avais la possibilité de la transformer et de changer mes croyances (j’en parlerai plus en détail dans un prochain article !).

J’ai pris le temps de ressentir ce qui avait du sens pour moi, ce qui me faisait vibrer, j’ai pris le temps de découvrir mes dons, mes talents, mes limites… Et petit à petit, j’ai transformé ma vie afin de lui donner une nouvelle direction. Pour cela j’ai dû prendre des décisions qui n’ont pas toujours été faciles (comme quitter l’Education nationale).

Chemin faisant, j’ai retrouvé ma connexion au monde invisible : à la Terre-Mère, aux éléments sacrés, aux arbres, à mes guides, à mes ancêtres… ce qui me permet aujourd’hui de me sentir plus forte, plus confiante car je sais que je suis entourée, protégée, soutenue, aimée.

Ma vie aujourd’hui est parvenue à un équilibre : avec des moments tournés vers l’extérieur, et également des moments de pause, de repli, pendant lesquels je me tourne vers mon intérieur. Alors je prends le temps de sentir ce qui pulse en moi, de me connecter à mes guides, à mon essence, au monde qui m’entoure, de transformer et guérir mes blessures.

Pour moi, les femmes et hommes médecines qui m’accompagnent sont des personnes qui n’ont pas perdu cette connexion au monde invisible, à leur essence divine, au cosmos… Cette connexion que nous avons tous au fond de nous. Elles et ils peuvent par là-même nous permettre, à nous qui l’avons perdue, de la retrouver.

En tous cas, les sagesses ancestrales me permettent de vivre une vie plus harmonieuse, plus équilibrée, beaucoup plus pleine de tout ce qui est important pour moi.

Dans un prochain article, je parlerai de la manière dont j’ai fait entrer ces sagesses ancestrales dans mon quotidien.