Le terme « Pachamama » vient de l’Aymara (langue amérindienne parlée à la frontière entre la Bolivie, le Pérou et le Chili.). Il ne s’agit pas seulement d’un terme pour désigner la planète, sa signification est beaucoup plus profonde. Il englobe en effet toute une cosmovision : une façon de vivre en harmonie, en conscience, en relation avec l’esprit de la planète, avec la Grande Mère et avec tout ce qui existe à sa surface.
Il est important de mentionner que beaucoup des concepts et des explications qui nous permettront de comprendre notre chemin, nous viennent de la sagesse ancestrale des Andes, sagesse qui a été transmise de génération en génération, pour arriver jusqu’à nous, grâce aux sages que nous appelons « Amawtas ».
Ils nous enseignent que la Pachamama n’est pas seulement un nom de plus donné à notre Terre-Mère, un nom sacré détenant un symbolisme profond.
Pachamama est une façon de nommer l’être spirituel et essentiel de notre belle planète qui est constituée d’énergie. C’est en effet de là que provient son nom.
Pa, vient de Paya, qui représente non seulement le chiffre 2, mais aussi la Dualité, l’unité qui se reflète elle-même.
Cha, vient de Chama, qui signifie ENERGIE DE VIE. Elle ressemble beaucoup au « Chi » ou au « Qi » des sagesses orientales. Elle fait référence à l’énergie subtile, au souffle de vie qui est présent en tout ce qui existe, à l’énergie qui unit toutes les choses de l’esprit avec la matière. C’est l’esprit qui unit tout, le visible, l’invisible, les pierres, les étoiles, les rivières etc…
« PACHA », est ainsi tout ce qui existe dans la multidimensionnalité, dans ses deux expressions : TEMPS et ESPACE.
« PACHA » est tout ce qui existe dans le temps et dans l’espace, c’est la « totalité » pleine de vie dans les différents plans, visibles et invisibles, c’est tout ce qui nous entoure, c’est le cosmos.
« PACHA » est aussi l’expression de la dualité qui donne vie à tout ce qui existe sur notre planète : c’est Pacha-mama (mère) et Pacha-tata (père). Elle possède en elle-même une énergie féminine et masculine. Les Amawtas (sages des Andes) disent qu’elle forme un couple. Elle est à la fois MÈRE-CO-CRÉATRICE- CRÉATRICE DE VIE. C’est pour cette raison que nous parlons de la Pachamama comme un être féminin et duel.
Représentation de la Pachamama – Tiwanaku Bolivie
Par conséquent, nous pouvons nous référer autant à Pachamama qu’à Pachatata, puisque notre planète est Mère et Père, c’est la dualité énergétique et matérielle qui nous soutient.
De nos jours, nous connaissons davantage le côté féminin de la Pachamama, il est nécessaire de le reconnaître et de revenir à lui, étant donné que pendant longtemps, trop longtemps, nous avons oublié cette connexion que les peuples ayant conservé leur sagesse ancestrale maintiennent.
La Pachamama, dans son aspect féminin, nous nourrit et nous transmet constamment la vie, chaque jour est un cadeau, pour lequel nous devons remercier, car nous avons tout ce dont nous avons besoin pour être ici, accomplissant nos missions sacrées. Dans son aspect masculin, la Pachamama nous enseigne, nous éduque, nous aide à équilibrer et guérir notre énergie.
(Ecole de Sagesse Amawtique Féminine)
Il est temps, en ce Warmi Pachakuti, de revenir à elle, de nous reconnecter à son énergie, qui nous permet de trouver l’équilibre, qui nous guérit. Il est temps de nous rappeler que c’est pour cette raison que nous sommes ici.
En tant que Femme, médecine de la terre, nous devons nous engager à rétablir cette sagesse, afin que notre relation avec la Terre-Mère soit profonde, consciente et en plénitude.
De nos jours, nous sommes nombreux à ressentir l’appel de nous reconnecter à son coeur, depuis tous les endroits de la planète, y compris les gouvernements. C’est la période que les anciens nous ont annoncée. C’est la période que nous avons tant attendue.
Tu connais d’autres façons de nommer la Terre-Mère ? Tu as ressenti son appel ? Qu’est ce que cela signifie pour toi ?
« Grande-Mère Sacrée, nous sommes ici, tes filles et fils, pour t’écouter, pour te guérir et suivre le chemin de ton coeur ».
Jallalla !!
Auteur : Warawara – Wilumi (Prêtresse de la Terre-Mère), traduit par Elodie Concha Drevet
Il y a très longtemps, les « Amawtas », sages des Andes, ont annoncé qu’une nouvelle ère arriverait, un nouveau « Pachakuti », une période sacrée lors de laquelle tout changerait. Ce qu’ils ne nous avaient pas dit alors, c’est que ce « Pachakuti », ce changement cyclique de temps, serait féminin.
Dans la période que nous vivons actuellement, le réveil du féminin s’est accentué. Quelque chose à l’intérieur de nous nous appelle, nous guide, nous aide à comprendre que nous faisons partie d’un tout beaucoup plus grand. Cette lumière presque invisible située entre nos yeux s’appelle le « ñawi », l’œil sacré qui peut voir l’invisible en nous-mêmes.
Un chemin de guérison
Lorsque nous nous aimons nous-mêmes, lorsque notre amour s’élève, alors l’amour en lui-même grandit, se multiplie, se magnifie. C’est alors que nous commençons à guérir, et la guérison fait partie de ce chemin.
Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à l’adolescente, à celle qui a commencé à jouer avec la sexualité, avec les limites, les interdits, à enfreindre les règles et à entrer dans des jugements, à être domestiquée. Nous pouvons alors l’aider à comprendre et à chercher une solution efficace.
Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à notre essence guérisseuse. Alors, petit à petit, nous pouvons regarder avec du recul chaque étape de notre vie afin de la nettoyer et d’en recueillir ces cadeaux que l’expérience convertit en sagesse.
Guérir à partir de l’amour nous permet de nous rapprocher de la petite fille qui vit en nous, de la reconnaître et de l’aider à exprimer toutes ses peurs, ses colères, ses rancoeurs, sa souffrance, ainsi que ses rêves, toujours à partir de l’amour.
Le réveil de la Femme Sacrée
La femme sacrée s’éveille, comme une fleur qui se réveille en hiver. Alors, elle reconnaît le temple qu’est son propre corps. Chaque morceau de peau est sacré, chaque cellule, chaque goutte de sang est sacrée. Elle se reconnaît fille des éléments : le feu, le vent, l’eau et la terre sont en elle, elle les ressent et les aime. Elle aime son corps, elle l’accepte, elle l’honore. Elle ne le voit plus à travers ces yeux qui le jugent, elle le voit maintenant avec les yeux du cœur. Elle réveille l’amour pour chaque partie d’elle-même, et cela fait grandir son amour. Elle est la gardienne d’un temple sacré, son corps est le sacré qui la contient.
(Extrait du livre « Wilumi » (« Prêtresse » en aymara) – Neila Marquina)
Lorsque la femme sacrée s’est éveillée, elle cherche alors à s’honorer elle-même à travers son corps, à honorer ses émotions, ses rêves, elle fait davantage attention à elle, elle s’écoute, elle entre dans son ressenti, elle écoute son intuition, ainsi que les messages qu’elle peut désormais percevoir au fur et à mesure qu’elle avance, que ce soit en sortant du métro ou sur le chemin du travail.
Elle commence à comprendre le langage de l’univers, ce langage invisible qui la reconnaît, parce qu’elle s’est reconnue elle-même. Cette reconnaissance lui permet de voir, d’ouvrir encore plus le ñawi – la vision, cet œil qui permet de voir l’invisible.
Les êtres qui l’entourent ne sont plus seulement des êtres humains qui sont là par hasard. L’amour que contient sa magie s’étend, et lui permet de les aimer profondément, d’aimer la magie qui habite en eux, d’aimer leur mystère. Leurs doutes, leurs craintes, éveillent en elle l’amour, la compassion, cette compassion saine qui permet de comprendre l’autre, de se mettre à sa place, car elle reconnaît en l’autre son frère ou sa sœur, non par le sang, mais parce que comme elle, c’est un être de lumière dans un corps humain.
Alors, les yeux de la femme sacrée se mettent à briller, et dégagent cette beauté mystérieuse que seuls ceux qui se sont éveillés peuvent reconnaître. Et c’est là, à cet instant, qu’elle cesse d’être seule… et fait partie du sacré de l’univers.
Auteur : Warawara Neila Marquina, traduit par Elodie Concha Drevet
Dans nos sociétés occidentales, nous avons souvent bien peu de temps pour nous connecter à nous-mêmes : nos agendas sont remplis, nos vies sont organisées, planifiées, de rendez-vous en rendez-vous, d’activité en activité. Nous courons du matin au soir, et ne prenons pas le temps de nous écouter, d’écouter notre intériorité, de nous relier à la nature et au monde qui nous entoure.
Pour moi, les sagesses ancestrales ne sont pas seulement des havres de paix que je m’accorde lors d’un stage, en-dehors du temps, pour retomber ensuite dans le tourbillon de la vie. Elles font désormais partie de mon quotidien, à travers les pratiques qui m’ont été transmises. Ce sont de petits moments que je m’accorde chaque jour pour revenir à moi, pour me connecter à la Pachamama (Terre-Mère), à Tata Inti (Grand-Père Soleil), aux éléments sacrés, à mon essence.
Je te partage ici quelques-unes de ces pratiques, en espérant qu’elles puissent t’inspirer !
Prendre un temps pour soi au réveil
Chaque matin, je me lève alors que la maison est encore silencieuse, afin de prendre un petit temps pour moi au réveil, avant de démarrer la journée.
Selon les jours, je peux danser, méditer, faire des étirement, du yoga, un auto-massage, etc. Je peux y consacrer un long moment, si j’en ai le temps, ou juste quelques minutes si cela n’est pas le cas.
L’essentiel étant de faire quelque chose qui nous fait du bien, qui nous fait plaisir, afin d’élever nos vibrations et de démarrer la journée en douceur.
Pour ma part, ce petit moment me permet de me sentir nourrie ; je me sens plus à même de donner ensuite, lorsque les enfants se lèvent. Et même si la journée derrière est bien remplie, le fait d’avoir pris ce temps me permet de l’appréhender de manière beaucoup plus sereine et détendue.
Saluer le soleil
De nombreuses traditions réalisent cette pratique, chacune à leur manière.
Pour ma part, je suis engagée sur le chemin de la sagesse ancestrale amawtique (tradition andine issue de Tiwanaku près du lac Titicaca en Bolivie, que je te présenterai dans un prochain article), c’est donc à travers des postures corporelles qui m’ont été transmises par Warawara Neila Marquina, qui me guide sur ce chemin, que je reçois presque chaque matin les premiers rayons du soleil.
Lorsque j’ai commencé à réaliser cette pratique de manière régulière il y a un peu plus d’un an, j’ai très vite senti une nouvelle connexion s’établir avec Tata Inti (Grand-Père Soleil en aymara). Sentir ses rayons caresser ma peau me remplit chaque matin de lumière.
Cette pratique active notre chakra solaire et par là même, notre énergie masculine, la réalisation de nos rêves et de nos projets.
Si tu as envie d’essayer, tu peux le faire simplement : cherche un lieu dans la nature dans lequel tu pourras recevoir directement les premiers rayons du soleil, mets-toi pieds nus si cela est possible afin d’être directement en contact avec la Terre-Mère, et lève tes mains vers le soleil, en dirigeant tes paumes vers lui. Garde le silence, centre-toi sur ta respiration, et observe comment la lumière du soleil inonde tout ton corps et illumine tout ce qui t’entoure.
Je te conseille de réaliser cette pratique plusieurs jours de suite afin d’en ressentir les effets (7 au minimum, 21 si cela est possible !).
Si tu ne peux pas le faire au lever du soleil, tu peux également prendre un petit moment, dans la journée, pour le saluer, ou encore le soir juste avant qu’il ne disparaisse !
Pour moi, ce moment est devenu un acte essentiel à mon bien-être, que je réalise le plus souvent possible ; une façon de me connecter à la magie de la vie dès le réveil, de commencer ma journée en connexion avec la nature et les éléments.
Cultiver la gratitude
Cultiver la gratitude est une pratique très simple mais très puissante, qui élève notre taux vibratoire et nous permet, en portant notre attention sur ce qui va bien, de le faire grandir.
Chaque matin, avant de me lever, je prends un temps pour remercier la vie de cette nouvelle journée qui démarre, je remercie mon corps de me permettre de vivre cette journée. Je remercie pour toutes les bénédictions à venir. Tout au long de la journée, je prends le temps d’apprécier les « petits bonheurs » de la vie : un câlin de mes enfants, une douche chaude, les rayons du soleil sur ma peau, une odeur agréable, un bon repas… Chaque soir, je remercie pour la journée qui s’est écoulée.
Souvent, je prends un petit temps face à mon autel, je me place dans mon coeur, et je remercie la vie pour tout ce qui me vient : pour ma santé, celle des êtres qui me sont chers, pour les personnes qui m’entourent, pour ces 2 merveilleux petits êtres qui mettent tant de joie dans la maison, pour la maison qui m’abrite, les aliments qui me nourrissent, pour toutes ces personnes que j’ai rencontrées tout au long de ma vie qui me permettent d’être là où je suis aujourd’hui, etc.
La gratitude élève notre vibration et ouvre notre coeur. Pour ma part, elle me permet de retrouver la paix dans les moments où les nuages cachent mon soleil intérieur !
Honorer les aliments
Lorsque nous remercions et honorons les aliments, nous nous connectons non seulement à l’abondance de la Terre-Mère, qui nous nourrit, mais également aux éléments qui ont rendu possible la croissance des fruits et légumes que nous mangeons : la terre, le soleil, l’eau, le vent. Nous nous connectons aux animaux qui ont aéré le sol, pollinisé les fleurs, fertilisé la terre… Nous réalisons ainsi que nous faisons partie d’une grande communauté planétaire, que nous ne sommes pas seuls, que nous formons partie d’un Tout.
C’est toute cette grande communauté qui soutient la vie sur Terre que nous honorons par cette pratique !
De plus, nous activons la part énergétique des aliments, afin qu’ils se convertissent en la médecine dont notre corps a besoin.
Pour réaliser cette pratique, place tes mains au-dessus des aliments, paumes tournées vers eux. Tu peux faire une petite prière de remerciement, en pensant à toute cette grande communauté qui a contribué à ce que cet aliment arrive dans ton assiette. Demande que cet aliment soit la médecine dont ton corps a besoin, remercie pour cette abondance, et demande à ce qu’elle se multiplie pour tous les enfants de la Terre-Mère.
Aller dans la nature
La nature nous réconforte, nous ressource, nous guérit, nous équilibre…
Petite fille, j’avais découvert que me placer sous un arbre dans le jardin de mes parents lorsque je me sentais seule ou triste, me permettait de me sentir ensuite remplie d’amour, de force… J’en ressortais apaisée et confiante.
Aujourd’hui, aller marcher dans la forêt, dans la montagne, me promener près d’une rivière est devenu une façon essentielle pour moi de me libérer de mes énergies denses lorsque je les ressens (qui sont une nourriture pour les êtres de la nature), et de me ressourcer. Rien de compliqué à cela : il suffit de marcher pieds nus sur la terre, de mettre nos pieds dans l’eau si nous sommes près d’une rivière, de nous baigner (nus quand cela est possible), de respirer, d’enlacer les arbres, d’écouter le chant des oiseaux…
Célébrer la Pleine Lune
De la même façon que les rayons du soleil activent notre énergie masculine, les rayons de la lune activent notre énergie féminine. Ils sont chargés d’une information que notre corps capte à un niveau sensoriel. Ainsi, recevoir ces rayons nous connecte à nos cycles menstruels, à notre créativité. Il arrive souvent que de nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles opportunités surgissent alors que nous célébrons la Pleine Lune.
Pour ma part, à chaque fois que je célère la Pleine Lune, j’en ressors avec un sentiment de paix, de sérénité, je me sens profondément connectée à la douce et puissante énergie de Mama Phaxsi (Grande Mère Lune).
La Pleine Lune nous aide également à nous libérer de la densité de nos émotions : nous pouvons lui confier nos problèmes, nos préoccupations, afin que son énergie nous nettoie et nous libère.
Les soirs de pleine lune, tu peux ainsi chercher un lieu, dans la nature quand cela est possible, afin de recevoir les rayons de la lune. Tu peux allumer une bougie, préparer un petit autel très simple avec quelques fleurs et éléments importants pour toi. Tu peux lui dédier une prière, faire une offrande à la Terre-Mère.
Et simplement prendre un petit temps de silence, d’écoute, d’observation… Ressentir. Parle avec Grande-Mère lune, confie-lui tes préoccupations, tes peines, et permets que son énergie te nettoie et te libère.
Dans cet article, je t’ai partagé quelques pratiques simples qui m’aident à maintenir mon bien-être et à vivre ma spiritualité au quotidien, à vivre en connexion avec la Terre-Mère, les éléments et l’Univers. Elles peuvent se réaliser seul(e), depuis là où nous sommes. Je réalise parfois plusieurs de ces pratiques dans une même journée, ou seulement une seule selon le temps dont je dispose.
J’espère qu’elles pourront t’inspirer. Si tu as d’autres façons de vivre ta spiritualité au quotidien, je serais ravie de te lire dans les commentaires !
Lors de mon précédent article sur les sagesses ancestrales et le monde moderne, j’évoquais le chemin que je parcours depuis de nombreuses années aux côtés d’hommes et de femmes médecines. Tout au long de ce chemin, j’ai eu la chance d’être entourée de personnes engagées, elles aussi, dans un profond processus de guérison intérieure.
Parmi les expériences les plus transformatrices que j’ai vécues, les cercles de femmes occupent une place toute particulière. C’est au sein de ces espaces sacrés que j’ai découvert ce que la sororité signifie vraiment — non pas comme un concept abstrait, mais comme une force vivante, guérissante et profondément libératrice.
Ce que j’ai vécu au sein d’un cercle de femmes
Dans ces cercles, j’ai pu exprimer librement mes joies, mes peines, mes peurs, mes colères, mes espoirs — et sentir que tout cela était accueilli avec bienveillance et sans jugement. J’ai été vue, écoutée, reconnue, consolée, soutenue, encouragée. J’ai pu célébrer des défis relevés, des pas accomplis sur le chemin.
Et bien souvent, j’ai réalisé que ce que je croyais vivre seule — une difficulté, une émotion difficile à nommer — était en réalité partagé par d’autres femmes autour de moi. Ce sentiment de ne plus être seule est en lui-même profondément guérissant.
La sororité, c’est aussi regarder ses ombres en face
Je ne vais pas idéaliser : ce chemin n’est pas toujours facile. Au sein des cercles de femmes, nous sommes aussi confrontées à nos ombres — ces parts de nous-mêmes que les autres nous révèlent parfois comme un miroir. Il m’est arrivé de me comparer, de me juger, de ressentir de l’envie.
Mais j’ai découvert dans ces moments-là que j’avais le choix : m’enfermer dans ces sentiments négatifs, ou les accueillir comme des messagers. Car derrière chaque sentiment difficile se cache toujours une blessure qui demande à être entendue. Le fait de nommer ces parts d’ombre, de les partager en toute authenticité dans un espace bienveillant, m’a permis de les transformer et de les guérir.
Retrouver une image positive de soi grâce au regard des autres femmes
Grâce au regard bienveillant des femmes qui m’entouraient, j’ai progressivement retrouvé une perception bien plus positive de moi-même. Ces femmes m’ont aidée à voir et reconnaître mes qualités, mes dons, mes talents — toutes ces choses que l’on a tendance à minimiser ou à ne plus voir quand on avance seule.
Lors de rituels partagés, j’ai également vécu des moments de connexion profonde avec cette force à la fois douce et puissante, aimante et enveloppante, qui est l’essence du féminin sacré. Une force qui s’éveille tout particulièrement lorsque des femmes se réunissent dans un lien d’amour et de sororité authentique.
Des espaces où le cœur s’ouvre
Tant de fois, au sein de ces cercles, mon cœur s’est ouvert — si grand que je le sentais déborder d’amour pour ces femmes, ces sœurs de cœur à la fois si fortes et si vulnérables. Des femmes qui me partageaient leur intimité, leurs blessures, mais aussi leur courage : celui de se mettre debout, de prendre la responsabilité de leur vie, de guérir leur passé pour créer une existence plus libre, plus proche de qui elles sont vraiment.
Je ressens une profonde gratitude envers toutes les femmes qui m’ont guidée et accompagnée avec amour, patience et confiance sur ce chemin.
Pourquoi je propose aujourd’hui des espaces féminins sacrés
Après avoir tant reçu, j’ai eu le désir profond d’offrir à mon tour aux femmes un espace dans lequel elles peuvent se reconnecter à ce qui vibre au fond d’elles. Un espace pour mettre en lumière leurs blessures, leurs croyances limitantes et les schémas qui n’ont plus lieu d’être — afin de les transformer. Un espace pour s’appuyer sur la force du collectif féminin et exprimer au monde qui elles sont vraiment, avec leur douce puissance féminine dont l’humanité a tant besoin.
Si toi aussi tu as envie de vivre cette expérience de reconnexion à toi-même au sein d’un cercle de femmes, je t’invite à découvrir les espaces que je propose.