Retour sur ce merveilleux premier cercle de femmes sur la matrice ❤️

🌈 🌸✨ Un très beau moment de partage sur un sujet tellement important pour nous les femmes : la connexion à notre matrice (je vous explique pourquoi dans un prochain article !!).

Tellement forts ces moments où nous pouvons parler sans tabous de ces sujets qui ne se disent pas, nous rendre compte que nous ne sommes pas seules dans ce que nous vivons, nous alléger à travers nos rires et nos larmes… 🥰

Ces moments où à travers la lumière des autres femmes, nous pouvons percevoir notre propre lumière ✨

Merci à ces belles femmes pour ce merveilleux moment 🙏🏼❤️

Le mois d’août, un mois de célébration de la Terre-Mère

Pour les peuples des Andes (et pour de nombreux autres peuples originels), le mois d’août est un mois de célébration de la Terre-Mère : un mois pour l’honorer et lui exprimer notre gratitude.

Ces peuples ont toujours été en connexion intime avec la Pachamama (Terre-Mère en aymara), avec ses gardiens, avec le monde invisible qui nous entoure. Ils ont conscience que la Terre est un esprit vivant, un être avec lequel nous pouvons parler, communiquer.

Elle est notre mère à tous : c’est elle qui nous « prête » notre corps, ce corps qui nous permet de voir la beauté du monde, de sentir l’odeur d’une rose, d’entendre un chant d’oiseau, de recevoir une caresse.

C’est elle encore qui nous permet de vivre cette expérience terrestre, qui nous fournit nos aliments, notre foyer, qui nous réchauffe. La Terre-Mère nous donne tout ce dont nous avons besoin. Nous sommes ses enfants ; elle nous aime de son amour inconditionnel.

Pour ma part, le chemin que j’ai parcouru avec l’Amawtisme (sagesse ancestrale issue de Tiwanaku et du lac Titicaca dans les Andes) m’a permis d’établir cette connexion avec elle, de ressentir son amour, son soutien. Lorsque nous établissons avec elle ce contact intime, elle nous accueille, nous protège, et nous accompagne sur notre chemin.

Durant ce mois d’août, qui se situe au cœur de l’hiver dans l’hémisphère sud, la terre n’est pas travaillée. Elle est au repos, il n’y a pas de semences ni de récoltes.

C’est un mois de réciprocité, un mois pour prendre soin d’elle, pour l’honorer, la remercier, la célébrer. Lui rendre ce que nous avons reçu d’elle tout au long de l’année.

Plus proche de nous, le 15 août marque aussi la fête de la Vierge dans le monde chrétien, qui représente la Terre-Mère pour de nombreux peuples.

Ce mois d’août est donc une invitation, pour tous les fils et filles de la Terre, où que nous soyons, à lui exprimer notre amour et notre reconnaissance, depuis notre cœur.

Dès le 1er août, puis tout au long de ce mois d’août, nous pouvons aller à sa rencontre.  Nous pouvons chercher un endroit tranquille, que ce soit dans notre jardin, dans une forêt, au bord d’une rivière, d’un lac, dans la montagne, et entrer en communion avec elle, méditer, lui parler, lui exprimer notre joie, notre gratitude, chanter pour elle.

Nous pouvons, comme les peuples andins, réaliser une offrande, afin de lui rendre de façon symbolique ce qu’elle nous a donné, et de lui exprimer ainsi notre amour et notre gratitude.

Nous pouvons réaliser cette offrande de la manière dont nous le sentons, depuis notre cœur, le plus important étant de la réaliser à partir de l’amour que nous ressentons pour elle.

Dans les Andes, l’offrande spécifique qui se réalise à cette occasion, s’appelle la « Waj’ta » (mot aymara signifiant « Ce que nous pouvons donner »).

Nous pouvons par exemple fabriquer un petit pot en argile, que nous allons remplir avec ce que nous souhaitons offrir à la Pachamama : graines, fleurs, fruits, miel, sucre, encens, quartz… Nous pouvons réaliser cette offrande avant de manger nous-mêmes : nous préparons alors un délicieux repas, et en disposons une part dans ce pot pour la Terre-Mère. Ensuite, nous pouvons couvrir ce récipient, le charger de notre intention d’amour et de gratitude, ouvrir la bouche de la Terre-Mère en creusant un trou dans le sol, et lui remettre notre offrande.

Nous pouvons ensuite, si nous le souhaitons, « challar », c’est-à-dire lui offrir un peu d’eau ou d’alcool (vin, bière, alcool de sucre de canne par exemple) en signe de reconnaissance, puis chanter ou danser avec elle.

Cette offrande peut se réaliser en famille, en communauté, ou bien seul.

Egalement, tout au long de ce mois d’août, les sages des Andes nous invitent à nous poser, à prendre un temps de réflexion pour penser à tout ce que nous avons reçu de la terre lors de cette année, et à nous poser les questions suivantes :

Que représente pour nous la Terre-Mère ?

Comment prenons-nous soin d’elle ?

Comment prenons-nous soin de nous-même (qui sommes des extensions de la Terre-Mère) ?

Comment entrons-nous en relation avec elle ?

Quel est notre engagement envers elle, au niveau individuel ?

Ce mois peut être un mois lors duquel nous renouvelons notre engagement envers elle.

Que voulons-nous vivre cette année, en relation avec la Terre-Mère ? De quelle manière pouvons-nous la traiter avec amour ?

De quelle manière pouvons-nous nous mettre à son service ?

Et toi, as-tu déjà célébré la Terre-Mère ? Aurais-tu envie de le faire ce mois-ci ? De quelle manière ? Je serais ravie de te lire dans les commentaires !

Pachamama Terre-Mère

Le terme « Pachamama » vient de l’Aymara (langue amérindienne parlée à la frontière entre la Bolivie, le Pérou et le Chili.). Il ne s’agit pas seulement d’un terme pour désigner la planète, sa signification est beaucoup plus profonde. Il englobe en effet toute une cosmovision : une façon de vivre en harmonie, en conscience, en relation avec l’esprit de la planète, avec la Grande Mère et avec tout ce qui existe à sa surface.

Il est important de mentionner que beaucoup des concepts et des explications qui nous permettront de comprendre notre chemin, nous viennent de la sagesse ancestrale des Andes, sagesse qui a été transmise de génération en génération, pour arriver jusqu’à nous, grâce aux sages que nous appelons « Amawtas ».

Ils nous enseignent que la Pachamama n’est pas seulement un nom de plus donné à notre Terre-Mère, un nom sacré détenant un symbolisme profond.

Pachamama est une façon de nommer l’être spirituel et essentiel de notre belle planète qui est constituée d’énergie. C’est en effet de là que provient son nom.

Pa, vient de Paya, qui représente non seulement le chiffre 2, mais aussi la Dualité, l’unité qui se reflète elle-même.

Cha, vient de Chama, qui signifie ENERGIE DE VIE. Elle ressemble beaucoup au « Chi » ou au « Qi » des sagesses orientales. Elle fait référence à l’énergie subtile, au souffle de vie qui est présent en tout ce qui existe, à l’énergie qui unit toutes les choses de l’esprit avec la matière. C’est l’esprit qui unit tout, le visible, l’invisible, les pierres, les étoiles, les rivières etc…

« PACHA », est ainsi tout ce qui existe dans la multidimensionnalité, dans ses deux expressions : TEMPS et ESPACE.

« PACHA » est tout ce qui existe dans le temps et dans l’espace, c’est la « totalité » pleine de vie dans les différents plans, visibles et invisibles, c’est tout ce qui nous entoure, c’est le cosmos.

« PACHA » est aussi l’expression de la dualité qui donne vie à tout ce qui existe sur notre planète : c’est Pacha-mama (mère) et Pacha-tata (père). Elle possède en elle-même une énergie féminine et masculine. Les Amawtas (sages des Andes) disent qu’elle forme un couple. Elle est à la fois MÈRE-CO-CRÉATRICE- CRÉATRICE DE VIE. C’est pour cette raison que nous parlons de la Pachamama comme un être féminin et duel.

Représentation de la Pachamama – Tiwanaku Bolivie

Par conséquent, nous pouvons nous référer autant à Pachamama qu’à Pachatata, puisque notre planète est Mère et Père, c’est la dualité énergétique et matérielle qui nous soutient.

De nos jours, nous connaissons davantage le côté féminin de la Pachamama, il est nécessaire de le reconnaître et de revenir à lui, étant donné que pendant longtemps, trop longtemps, nous avons oublié cette connexion que les peuples ayant conservé leur sagesse ancestrale maintiennent.

La Pachamama, dans son aspect féminin, nous nourrit et nous transmet constamment la vie, chaque jour est un cadeau, pour lequel nous devons remercier, car nous avons tout ce dont nous avons besoin pour être ici, accomplissant nos missions sacrées. Dans son aspect masculin, la Pachamama nous enseigne, nous éduque, nous aide à équilibrer et guérir notre énergie.

(Ecole de Sagesse Amawtique Féminine)

Il est temps, en ce Warmi Pachakuti, de revenir à elle, de nous reconnecter à son énergie, qui nous permet de trouver l’équilibre, qui nous guérit. Il est temps de nous rappeler que c’est pour cette raison que nous sommes ici.

En tant que Femme, médecine de la terre, nous devons nous engager à rétablir cette sagesse, afin que notre relation avec la Terre-Mère soit profonde, consciente et en plénitude.

De nos jours, nous sommes nombreux à ressentir l’appel de nous reconnecter à son coeur, depuis tous les endroits de la planète, y compris les gouvernements. C’est la période que les anciens nous ont annoncée. C’est la période que nous avons tant attendue.

Tu connais d’autres façons de nommer la Terre-Mère ? Tu as ressenti son appel ? Qu’est ce que cela signifie pour toi ?

« Grande-Mère Sacrée, nous sommes ici, tes filles et fils, pour t’écouter, pour te guérir et suivre le chemin de ton coeur ».

Jallalla !!

Auteur : Warawara – Wilumi (Prêtresse de la Terre-Mère), traduit par Elodie Concha Drevet

Article original : https://mujermedicinadelatierra.com/2013/10/26/pachamama-madre-tierra/

Le chemin de la femme sacrée

Il y a très longtemps, les « Amawtas », sages des Andes, ont annoncé qu’une nouvelle ère arriverait, un nouveau « Pachakuti », une période sacrée lors de laquelle tout changerait. Ce qu’ils ne nous avaient pas dit alors, c’est que ce « Pachakuti », ce changement cyclique de temps, serait féminin.

Dans la période que nous vivons actuellement, le réveil du féminin s’est accentué. Quelque chose à l’intérieur de nous nous appelle, nous guide, nous aide à comprendre que nous faisons partie d’un tout beaucoup plus grand. Cette lumière presque invisible située entre nos yeux s’appelle le « ñawi », l’œil sacré qui peut voir l’invisible en nous-mêmes.

Un chemin de guérison

Lorsque nous nous aimons nous-mêmes, lorsque notre amour s’élève, alors l’amour en lui-même grandit, se multiplie, se magnifie. C’est alors que nous commençons à guérir, et la guérison fait partie de ce chemin.

Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à l’adolescente, à celle qui a commencé à jouer avec la sexualité, avec les limites, les interdits, à enfreindre les règles et à entrer dans des jugements, à être domestiquée. Nous pouvons alors l’aider à comprendre et à chercher une solution efficace.

Guérir à partir de l’amour, nous permet de nous connecter à notre essence guérisseuse. Alors, petit à petit, nous pouvons regarder avec du recul chaque étape de notre vie afin de la nettoyer et d’en recueillir ces cadeaux que l’expérience convertit en sagesse.

Guérir à partir de l’amour nous permet de nous rapprocher de la petite fille qui vit en nous, de la reconnaître et de l’aider à exprimer toutes ses peurs, ses colères, ses rancoeurs, sa souffrance, ainsi que ses rêves, toujours à partir de l’amour.

Le réveil de la Femme Sacrée

La femme sacrée s’éveille, comme une fleur qui se réveille en hiver. Alors, elle reconnaît le temple qu’est son propre corps. Chaque morceau de peau est sacré, chaque cellule, chaque goutte de sang est sacrée. Elle se reconnaît fille des éléments : le feu, le vent, l’eau et la terre sont en elle, elle les ressent et les aime. Elle aime son corps, elle l’accepte, elle l’honore. Elle ne le voit plus à travers ces yeux qui le jugent, elle le voit maintenant avec les yeux du cœur. Elle réveille l’amour pour chaque partie d’elle-même, et cela fait grandir son amour. Elle est la gardienne d’un temple sacré, son corps est le sacré qui la contient.

(Extrait du livre « Wilumi » (« Prêtresse » en aymara) – Neila Marquina)

Lorsque la femme sacrée s’est éveillée, elle cherche alors à s’honorer elle-même à travers son corps, à honorer ses émotions, ses rêves, elle fait davantage attention à elle, elle s’écoute, elle entre dans son ressenti, elle écoute son intuition, ainsi que les messages qu’elle peut désormais percevoir au fur et à mesure qu’elle avance, que ce soit en sortant du métro ou sur le chemin du travail.

Elle commence à comprendre le langage de l’univers, ce langage invisible qui la reconnaît, parce qu’elle s’est reconnue elle-même. Cette reconnaissance lui permet de voir, d’ouvrir encore plus le ñawi – la vision, cet œil qui permet de voir l’invisible.

Les êtres qui l’entourent ne sont plus seulement des êtres humains qui sont là par hasard. L’amour que contient sa magie s’étend, et lui permet de les aimer profondément, d’aimer la magie qui habite en eux, d’aimer leur mystère. Leurs doutes, leurs craintes, éveillent en elle l’amour, la compassion, cette compassion saine qui permet de comprendre l’autre, de se mettre à sa place, car elle reconnaît en l’autre son frère ou sa sœur, non par le sang, mais parce que comme elle, c’est un être de lumière dans un corps humain.


Alors, les yeux de la femme sacrée se mettent à briller, et dégagent cette beauté mystérieuse que seuls ceux qui se sont éveillés peuvent reconnaître. Et c’est là, à cet instant, qu’elle cesse d’être seule… et fait partie du sacré de l’univers.

Auteur : Warawara Neila Marquina, traduit par Elodie Concha Drevet

Article original : https://mujermedicinadelatierra.com/2014/01/10/el-camino-de-la-mujer-sagrada/